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Nexelys Conjoncture

L'essentiel de la conjoncture économique ce mois-ci
Avril 2026
Édition Avril 2026 · Données arrêtées au 31 mars 2026
Ce mois-ci, la conjoncture économique française présente un visage nuancé. L'IPC officiel s'établit à +1,7% sur un an (INSEE, mars 2026 provisoire), soit un rythme modéré après les pics de 2022-2023, mais le cumul depuis 2022 dépasse +15%. Deux postes pèsent lourd sur le budget des ménages : l'énergie (+5,8%) et l'alimentation (+2,3%). Les dépenses des ménages reculent (-1,5% en volume vs N-1), signe d'un ajustement face à l'érosion du pouvoir d'achat. La confiance reste sous sa moyenne de longue période (89 vs 100). Point positif : les immatriculations de véhicules neufs surprennent à la hausse (+7,8%), portées par les aides à la transition écologique. Voici l'analyse complète.
💰 Prix & Inflation
📌 Pourquoi suivre ces chiffres ?
L'inflation détermine votre pouvoir d'achat et celui de vos clients. Quand les prix montent, les ménages consomment moins et les entreprises voient leurs coûts augmenter. C'est l'indicateur n°1 à suivre pour anticiper les tendances de consommation.
Inflation générale (IPC), mars 2026 (provisoire) +1,7% vs N-1 (INSEE)
Rythme modéré après les pics de 2022-2023, mais le cumul d'inflation depuis 2022 dépasse +15%, avec un changement de base INSEE (année de référence 2025) qui atténue optiquement la lecture annuelle.
Prix de l'énergie, déc 2025 161,59 · +5,8% vs N-1
L'énergie reste le poste le plus inflationniste, tiré par les hausses de tarifs réglementés du gaz et de l'électricité.
Prix de l'alimentation, déc 2025 130,01 · +2,3% vs N-1
Les prix alimentaires continuent de progresser sous l'effet des aléas climatiques sur les récoltes et de la hausse des cours mondiaux des céréales.
Notre analyse : L'IPC officiel paraît contenu (+1,7%), mais il masque un cumul d'environ +15% depuis 2022. Et les deux postes incompressibles, énergie et alimentation, continuent d'augmenter plus vite que l'inflation générale. C'est un effet ciseau qui comprime le pouvoir d'achat réel des ménages, surtout les plus modestes. Pour les entreprises, cela signifie que la pression sur les prix de vente reste forte : les consommateurs sont sensibles au prix et arbitrent de plus en plus.
🛒 Dépenses des ménages
📌 Pourquoi suivre ces chiffres ?
Les dépenses des ménages représentent environ 55% du PIB français. Quand elles baissent, c'est toute l'économie qui ralentit. Suivre ces chiffres, c'est anticiper la santé de votre marché.
Dépenses totales, fév 2026 45,77 Md€ · -1,5% vs N-1
Les Français consomment moins en volume, signe d'un ajustement face à l'inflation des postes incompressibles.
Dépenses alimentaires, fév 2026 16,72 Md€ · quasi stables (-0,1%)
L'alimentaire est le dernier poste sacrifié, les ménages réduisent d'abord les loisirs et l'habillement.
Biens durables, fév 2026 10,87 Md€ · -1,5% vs N-1
Les ménages reportent les gros achats (électroménager, meubles, véhicules) dans l'attente d'une amélioration de leurs revenus.
Notre analyse : La baisse des dépenses en volume (-1,5%) est modérée mais significative. Elle traduit un consommateur prudent qui ajuste ses achats sans basculer dans l'austérité. Le fait que l'alimentaire tienne confirme que le plancher n'est pas atteint. Le recul des biens durables est le signal le plus préoccupant pour les commerçants et distributeurs.
📊 Confiance & Emploi
📌 Pourquoi suivre ces chiffres ?
La confiance des ménages est un indicateur avancé de la consommation. Quand elle remonte, les dépenses suivent généralement 2 à 3 mois plus tard.
Confiance des ménages, mars 2026 89 · -2,2% vs N-1
L'indice reste nettement sous sa moyenne historique (100), signe d'une inquiétude persistante sur l'emploi et le pouvoir d'achat.
Immatriculations VP, mars 2026 140 622 · +7,8% vs N-1
Les ventes de voitures neuves surprennent à la hausse, soutenues par le bonus écologique, le leasing social et le renouvellement de la flotte après plusieurs années de report.
Dépenses préengagées, déc 2025 108,05 · quasi stable (-0,1%)
Les dépenses contraintes (loyers, assurances, abonnements) commencent à refluer lentement, ce qui pourrait libérer du pouvoir d'achat discrétionnaire à terme.
Notre analyse : Le paradoxe du mois : la confiance est basse (89) mais les Français achètent des voitures neuves (+7,8%). L'explication tient aux aides gouvernementales (bonus, leasing social) qui rendent l'achat artificiellement accessible. Sans ces aides, les immatriculations seraient probablement en baisse. La confiance devrait rester autour de 89-90 dans les prochains mois, pas de rebond significatif en vue tant que l'inflation sur l'énergie persiste.
🌍 Europe & Monde
Chômage Zone Euro, fév 2026 6,2% · stable
Chômage France, fév 2026 7,8% · stable
HICP Zone Euro, déc 2025 129,57
Blé mondial 230 $/t
Café mondial 7,57 $/kg
Notre analyse : L'économie européenne présente un profil de croissance molle. Le chômage est bas (6,2% en zone euro), ce qui soutient la consommation de base, mais ne suffit pas à relancer la confiance. Les cours mondiaux des céréales et du café continuent de monter, ce qui se répercutera dans les prix alimentaires en France avec un décalage de 3 à 6 mois.

🔮 Prévisions à 6 mois

Ces prévisions sont calculées à partir d'un modèle économétrique basé sur les données réelles (INSEE, BCE, Eurostat). Elles vous donnent une fourchette probable, pas une certitude.
💰 Inflation : accélération progressive vers 1,3%
L'inflation devrait remonter progressivement vers 1,3% sur 6 mois, tirée par l'énergie et les nouveaux tarifs CRE.
🛒 Dépenses : stabilisation autour de 45,8-46,0 Md€/mois
Les dépenses des ménages devraient se stabiliser dans la fourchette 45,8-46,0 milliards d'euros par mois, sans rebond significatif.
📊 Confiance : oscillation 89-90, pas de rebond significatif
La confiance des ménages devrait osciller entre 89 et 90 dans les prochains mois, sans catalyseur de rebond identifié.
🚗 Immatriculations : repli progressif (-0,5%/6 mois)
Les immatriculations devraient se replier progressivement (-0,5% sur 6 mois) une fois l'effet des aides gouvernementales absorbé.
🔓 Pré-engagées : poursuite de la décrue lente
Les dépenses préengagées devraient poursuivre leur décrue lente, un signal positif pour le pouvoir d'achat discrétionnaire des ménages.
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