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📊 Publication mensuelle gratuite Publié le 1er septembre 2026 5 minutes de lecture Par Nexelys

Le panier qu'on ne peut pas éviter

Se nourrir, se loger, se déplacer : depuis 2021, ce qu'un ménage ne peut pas supprimer de son budget a monté plus vite que l'inflation publiée. En France, en Allemagne, en Espagne et en Belgique. Et l'écart s'est encore creusé sur un an, dans les quatre pays. Une analyse transverse, sans jargon, à partir de sources publiques uniquement.

Secteurs : Conjoncture · Construction · Immobilier · Transport

L'intuition du mois

L'inflation que publient les instituts est une moyenne. Elle mélange ce qu'un ménage peut reporter, un téléviseur, un manteau, un week-end, et ce qu'il ne peut pas reporter : manger, se chauffer, aller travailler. Nous avons isolé ce second bloc, alimentation, logement-eau-énergie et transport, pondéré par les poids officiels de l'indice des prix à la consommation harmonisé, soit 47 % de la dépense des ménages français en 2025 (source : Eurostat, prc_hicp_inw). Le résultat tient en une phrase. Depuis 2021, ce qu'un ménage ne peut pas éviter a monté plus vite que l'inflation, dans les quatre pays que nous suivons. En France, ce panier contraint progresse de 24,63 % à juillet 2026 quand l'indice général progresse de 19,03 % : 5,60 points d'écart, le niveau le plus élevé depuis le début de notre série en janvier 2015, à égalité avec avril 2026. En Belgique, l'écart atteint 7,62 points. Et l'actualité rouvre le dossier : en août 2026, l'inflation harmonisée accélère dans les quatre pays, sous l'effet de l'énergie. Voici ce que ce mécanisme produit, dans le budget des ménages d'abord, puis dans les trois secteurs qui l'encaissent.

Quatre pays, le même écart

Hausse cumulée depuis 2021, mesurée sur la même base et le même mois.

Pays Panier contraint depuis 2021 Écart avec l'inflation générale Prix moyen payé en caisse, alimentaire Prix moyen payé en caisse, tout le commerce
Belgique +32,11 % +7,62 pt +26,47 % +19,90 %
Allemagne +28,38 % +3,77 pt +28,92 % +21,64 %
Espagne +25,93 % +2,81 pt +34,94 % +25,38 %
France +24,63 % +5,60 pt +20,69 % +13,60 %

Données de juillet 2026, sauf le prix en caisse alimentaire français, dont le dernier point publié est juin 2026. Sources : Eurostat, prc_hicp_minr, prc_hicp_inw et sts_trtu_m. Panier et prix moyen payé calculés par Nexelys à partir de ces séries publiques.

Lisez les deux premières colonnes ensemble et une chose saute aux yeux : elles ne se classent pas dans le même ordre. La Belgique occupe la première place des deux, avec le panier le plus élevé et l'écart le plus large. L'Allemagne a le deuxième panier le plus élevé mais l'un des écarts les plus étroits, parce que chez elle l'inflation générale a elle-même beaucoup monté depuis 2021, 24,61 %. Et la France cumule la plus faible inflation générale des quatre depuis 2021, 19,03 %, et le deuxième écart le plus large. Une inflation officiellement contenue n'empêche pas un décalage important avec ce qui est réellement payé. Les deux dernières colonnes ajoutent une couche : les ménages espagnols subissent la plus forte hausse du prix réellement payé en caisse, 34,94 % sur l'alimentaire depuis 2021, quand les ménages français subissent la plus faible, 20,69 % à juin 2026.

Conjoncture

L'inflation publiée n'est pas celle qu'on paie

En France, le panier contraint monte de 24,63 % depuis 2021 quand l'indice général monte de 19,03 %. Un écart de 5,60 points, le plus large depuis 2015.

Le panier contraint additionne trois postes que personne ne supprime : l'alimentation, le logement avec l'eau et l'énergie, et le transport. Chacun est pondéré par son poids officiel dans l'indice des prix à la consommation harmonisé (HICP, la mesure de l'inflation construite pour être comparable d'un pays européen à l'autre) de l'année concernée, et non par un poids figé : 47 % de la dépense des ménages en France comme en Allemagne en 2025, 45 % en Espagne, 42 % en Belgique (source : Eurostat, prc_hicp_inw). Le panier et l'indice général sont ensuite ramenés sur la même base, la moyenne de l'année 2021, puis comparés le même mois. Sans cette double précaution, l'écart entre les deux ne veut rien dire. À juillet 2026, le panier contraint progresse de 32,11 % en Belgique, 28,38 % en Allemagne, 25,93 % en Espagne et 24,63 % en France depuis 2021 (source : Eurostat, prc_hicp_minr, calcul Nexelys). L'écart avec l'inflation générale s'établit à 7,62 points en Belgique, 5,60 en France, 3,77 en Allemagne et 2,81 en Espagne. L'actualité d'août 2026 ne détend pas ce diagnostic. L'inflation harmonisée annuelle remonte à 2,7 % en France, 2,9 % en Allemagne, 4,2 % en Belgique et 4,5 % en Espagne, contre respectivement 2,0 %, 2,4 %, 3,3 % et 3,6 % en juin (source : Eurostat, août 2026). Les quatre accélèrent en même temps, sous l'effet d'une énergie plus chère. Le chômage, lui, reste très dispersé : 4,0 % en Allemagne, 6,0 % en Belgique, 8,3 % en France et 10,0 % en Espagne en juillet 2026 (source : Eurostat).

🔍 Zoom : pourquoi l'inflation publiée et l'inflation ressentie ne se rejoignent pas

Un indice général des prix est une moyenne pondérée de tout ce que consomme un ménage moyen, y compris ce dont il peut se passer. Quand l'électronique baisse, l'habillement stagne et le carburant grimpe, la moyenne reste modérée, alors que le budget d'un ménage qui n'achète ni téléviseur ni manteau ce mois-là monte pour de bon. C'est exactement ce que mesure l'écart entre le panier contraint et l'indice général : de combien de points l'inflation publiée sous-estime ce qui est subi par un ménage dont la dépense se concentre sur l'incompressible. Deux erreurs classiques rendent cette lecture fausse, et nous les écartons toutes les deux. La première consiste à comparer deux séries qui n'ont pas la même base : un indice ramené à 2015 et un autre ramené à 2021 produisent un écart entièrement artificiel. La seconde consiste à comparer deux mois différents, ce qui superpose un décalage saisonnier à l'écart réel. Ici, tout est calculé sur la moyenne 2021 et sur le même mois. Dernière précaution : les poids. Ceux du HICP sont révisés chaque année. Appliquer les poids de 2025 à l'année 2022 réécrirait le passé. Chaque mois porte les poids de son année.

📈 Indicateurs de marché : Conjoncture
  • Panier contraint depuis 2021, juillet 2026 : Belgique +32,11 %, Allemagne +28,38 %, Espagne +25,93 %, France +24,63 % (source : Eurostat, calcul Nexelys)
  • Écart avec l'inflation générale, juillet 2026 : Belgique +7,62 pt, France +5,60 pt, Allemagne +3,77 pt, Espagne +2,81 pt (source : Eurostat, calcul Nexelys)
  • Inflation harmonisée annuelle, août 2026 : Espagne 4,5 %, Belgique 4,2 %, Allemagne 2,9 %, France 2,7 % (source : Eurostat)
  • Pourquoi le couple compte : les deux premières colonnes ne se classent pas dans le même ordre. La France a la plus faible inflation générale des quatre depuis 2021, +19,03 %, et le deuxième écart le plus large. Le niveau et le décalage sont deux questions différentes.
⚠️ L'écart s'est creusé sur un an dans les quatre pays : de 4,44 à 5,60 points en France, de 5,98 à 7,62 en Belgique, de 3,35 à 3,77 en Allemagne et de 2,45 à 2,81 en Espagne entre juillet 2025 et juillet 2026 (source : Eurostat, calcul Nexelys). Avec une inflation harmonisée qui accélère dans les quatre pays en août, le point à surveiller est simple : l'écart se réduit-il quand l'énergie redescend, ou s'est-il installé ?
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Construction

Un chantier ne paie pas la moyenne non plus

L'index du bâtiment monte de 3,9 % sur un an. Celui des enrobés routiers, de 15,4 %.

Le mécanisme du panier contraint ne s'arrête pas au caddie des ménages. Il réapparaît, à l'identique, dans les index de coût de la construction. En juin 2026, l'index BT01, qui suit le coût du bâtiment tous corps d'état, s'établit à 138,3 en base 2010, en hausse de 3,9 % sur un an. Sur la même période, l'index TP09, qui suit la fabrication des enrobés routiers, atteint 143,3 et progresse de 15,4 % (source : INSEE, juin 2026). Près de quatre fois plus. L'écart n'est pas une affaire de main-d'œuvre ni de marges : il est essentiellement énergétique. Là encore, une moyenne, l'ensemble des index de travaux, masque un poste que personne ne peut contourner. La demande, elle, ne fléchit pas. Sur douze mois glissants à juillet 2026, 355 600 logements ont été autorisés en France, en hausse de 5,0 % sur un an (source : SDES, base Sit@del2, mois récents provisoires). Le paradoxe de cette rentrée tient dans ces deux lignes : les volumes autorisés repartent pendant que les postes de coût liés à l'énergie repartent aussi. Toute structure engagée sur un marché à prix ferme porte cet écart dans sa marge.

🔍 Zoom : pourquoi l'enrobé routier est le poste le plus énergétique du chantier

Un enrobé bitumineux, c'est du granulat, du bitume et de la chaleur. Le bitume est un résidu du raffinage du pétrole : son prix suit celui du baril avec quelques semaines de décalage. La chaleur, elle, est de l'énergie achetée : la centrale d'enrobage porte le mélange autour de 160 degrés avant de le charger. Un poste de coût qui contient à la fois un produit pétrolier et une consommation d'énergie de production réagit donc deux fois au même choc énergétique. Le bâtiment tous corps d'état, que suit le BT01, est bâti différemment : la main-d'œuvre y pèse lourd, les matériaux sont plus diversifiés, et l'énergie de mise en œuvre est marginale. D'où un index qui bouge moins, dans les deux sens. Ce que cette comparaison enseigne dépasse le chantier : un indice agrégé n'a pas de sens sans sa composition. Deux index publiés par la même institution, le même mois, dans la même monnaie, peuvent diverger de plus de onze points de pourcentage sur un an, simplement parce qu'ils ne contiennent pas la même chose.

📈 Indicateurs de marché : Construction
  • Index BT01, bâtiment tous corps d'état : 138,3 en juin 2026 (base 2010 = 100), +3,9 % sur un an (source : INSEE)
  • Index TP09, fabrication d'enrobés : 143,3 en juin 2026, +15,4 % sur un an (source : INSEE)
  • Logements autorisés : 355 600 sur douze mois à juillet 2026, +5,0 % sur un an (source : SDES, Sit@del2)
  • Pourquoi ça compte : les volumes autorisés progressent pendant que le poste le plus énergétique du chantier progresse quatre fois plus vite que le bâtiment. Le risque se loge dans les marchés signés à prix ferme avant l'été.
⚠️ Les données Sit@del2 des mois les plus récents sont provisoires et révisées régulièrement : la hausse de 5,0 % sur douze mois est à confirmer sur les publications suivantes. Le point à surveiller cet automne est l'écart entre BT01 et TP09, qui décide de la marge sur tout marché à prix ferme signé avant l'été.
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Immobilier

Le volume est revenu. La valeur, non.

952 000 transactions sur douze mois, en hausse de 7,9 %. Les prix de l'ancien : +0,1 %.

Au premier trimestre 2026, 952 000 logements anciens ont été vendus en France sur douze mois glissants, en hausse de 7,9 % sur un an (source : indice Notaires-INSEE). Sur la même période, le prix des logements anciens ne bouge quasiment pas : +0,1 % sur un an. Le marché a retrouvé du volume, pas de la valeur. Les vendeurs acceptent le prix du marché, et les acheteurs reviennent à ce prix-là, pas au-dessus. Le financement explique une partie de ce plafond sur les prix. Le taux souverain français à 10 ans s'établit à 3,85 % en juillet 2026, contre 3,68 % en juin, et l'écart avec le taux allemand atteint 0,78 point (source : Eurostat, taux de convergence de Maastricht). Ce taux long est la référence à partir de laquelle les banques construisent leur barème de crédit immobilier : quand il remonte, la capacité d'emprunt se resserre mécaniquement, et le prix ne peut pas monter. Il y a un lien direct avec le panier contraint, et ce n'est pas celui qu'on suppose d'habitude : dans l'indice harmonisé, le poste logement ne mesure pas le prix d'achat d'un appartement. Il mesure ce que coûte l'occupation du logement.

🔍 Zoom : dans l'indice des prix, le logement n'est pas ce que vous croyez

Le poste CP04 de la nomenclature européenne s'appelle « logement, eau, électricité, gaz et autres combustibles ». Il contient les loyers, l'entretien courant, l'eau, et surtout l'énergie du logement. Il ne contient pas le prix d'achat d'un bien, ni les mensualités d'un crédit : dans la comptabilité des prix à la consommation, acheter un logement est un investissement, pas une consommation. Cette convention a une conséquence directe sur la lecture du mois. Quand nous écrivons que le panier contraint français monte de 24,63 % depuis 2021, la contribution du logement vient des loyers et de l'énergie domestique, pas de la hausse ou de la stagnation des prix au mètre carré. Un marché immobilier atone n'allège donc en rien le panier contraint d'un locataire : ses charges d'énergie, elles, ont suivi le prix du gaz et de l'électricité. Retenir cette distinction évite un contresens fréquent. « Les prix de l'immobilier stagnent, donc le logement ne pèse plus » est faux. Le prix d'achat et le coût d'occupation sont deux séries différentes, publiées par des producteurs différents, et elles peuvent aller dans des sens opposés, comme c'est le cas en 2026.

📈 Indicateurs de marché : Immobilier
  • Transactions de logements anciens : 952 000 sur douze mois au premier trimestre 2026, +7,9 % sur un an (source : indice Notaires-INSEE)
  • Prix des logements anciens, ensemble France : +0,1 % sur un an au premier trimestre 2026 (source : indice Notaires-INSEE)
  • Taux souverain français à 10 ans : 3,85 % en juillet 2026 contre 3,68 % en juin, écart de 0,78 point avec l'Allemagne (source : Eurostat)
  • Pourquoi le couple compte : un marché qui gagne 7,9 % de volume sans gagner de prix est un marché où l'ajustement s'est fait par la valeur avant de se faire par la quantité.
⚠️ Les prix et les volumes notariaux portent sur le premier trimestre 2026 : c'est le délai de publication normal, pas un retard. Le point à surveiller est le taux long, remonté de 0,17 point, soit 17 points de base, entre juin et juillet 2026. S'il s'installe au-dessus de 3,85 %, la reprise des volumes se heurtera à la capacité d'emprunt avant de se heurter aux prix.
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Transport

Les transporteurs ont cessé d'investir

La demande adressée au transport perd 24,3 points en un an. Les immatriculations de poids lourds neufs reculent de 15,6 %.

L'enquête mensuelle de conjoncture de l'INSEE dans les transports routiers de marchandises pose une question simple aux chefs d'entreprise : la demande qui vous est adressée augmente-t-elle ou diminue-t-elle ? La réponse, exprimée en solde d'opinion, s'établit à -26,4 en juin 2026, contre -2,1 en juin 2025 : 24,3 points perdus en un an (source : INSEE). Les perspectives d'activité du secteur suivent le même chemin, de -17,7 à -26,3, soit 8,6 points perdus. Cette dégradation du jugement se lit ensuite dans les décisions. En juillet 2026, 3 652 poids lourds neufs ont été immatriculés en France, contre 4 329 en juillet 2025 : un recul de 15,6 % sur un an (source : SDES, immatriculations de véhicules neufs). Un transporteur qui doute de sa demande ne renouvelle pas son parc, il le prolonge. Le contraste avec les véhicules des particuliers est saisissant. Sur le même mois de juillet 2026, 44 831 voitures particulières électriques neuves ont été immatriculées, contre 19 955 un an plus tôt, soit une hausse de 124,7 % (source : SDES). Les ménages arbitrent et investissent sur un poste contraint, le transport ; les transporteurs, eux, attendent.

🔍 Zoom : le carburant est à la fois un poste du panier des ménages et le premier coût variable du transporteur

Le poste CP07 « transport » de l'indice harmonisé contient l'achat de véhicules, les carburants, l'entretien et les billets. C'est l'un des trois blocs du panier contraint. Or ce même carburant est, chez un transporteur routier, le premier poste variable d'exploitation. Un choc énergétique frappe donc les deux au même moment, par le même canal, ce qui fait du transport un poste d'observation avancé de ce qui attend les ménages. L'ordre d'apparition compte. Le transporteur voit d'abord son coût monter, puis, quelques semaines ou quelques mois plus tard, sa demande baisser, parce que ses clients répercutent ou compriment. C'est pourquoi un solde d'opinion sur la demande adressée au transport se dégrade souvent avant que la consommation des ménages ne fléchisse dans les statistiques. Une précision de vocabulaire, souvent malmenée : un solde d'opinion se déplace en points, pas en pourcentage. Passer de -2,1 à -26,4, ce sont 24,3 points perdus. Écrire une variation en pourcentage sur un solde qui peut changer de signe ne produit aucune information exploitable.

📈 Indicateurs de marché : Transport
  • Tendance de la demande adressée au transport : solde de -26,4 en juin 2026 contre -2,1 en juin 2025, soit 24,3 points perdus (source : INSEE)
  • Immatriculations de poids lourds neufs : 3 652 en juillet 2026 contre 4 329 un an plus tôt, -15,6 % (source : SDES)
  • Immatriculations de voitures particulières électriques neuves : 44 831 en juillet 2026 contre 19 955 un an plus tôt, +124,7 % (source : SDES)
  • Pourquoi le couple compte : les ménages continuent d'investir sur leur poste transport pendant que les professionnels du transport arrêtent de renouveler le leur. Les deux décisions répondent au même prix de l'énergie, dans des sens opposés.
⚠️ Un parc qui ne se renouvelle pas vieillit, et un parc qui vieillit consomme et tombe en panne davantage. Le point à surveiller cet automne n'est pas le nombre d'immatriculations d'un mois isolé, mais la durée pendant laquelle ce recul se prolonge : au-delà de trois ou quatre trimestres, l'effet se déplace du carnet de commandes des constructeurs vers le coût d'exploitation des transporteurs.
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Le fil rouge : 4 secteurs, 1 même message

Ce que vous ne voyez pas dans les chiffres pris séparément.

Le contexte macro en septembre 2026

Inflation harmonisée France
+2,7 %
Eurostat, août 2026
Écart panier contraint, France
+5,60 pt
Eurostat, juillet 2026, calcul Nexelys
Taux de chômage France
8,3 %
Eurostat, juillet 2026
Taux souverain France 10 ans
3,85 %
Eurostat, juillet 2026

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